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Les monstres, de François RIERA

LES MONSTRES

 

Une illustration évocatrice en couverture.

Un titre qui laisse libre cours à l’imagination. Monstre : derrière ce mot, autant de créatures diverses et différentes peuplent notre monde chimérique, tant le lectorat est hétérogène.

J’ai spécifié dans mon profil que j’allais faire quelques nouvelles expériences de lecture ! Sortir de ma zone de confort douillette, poétique et philosophique ! 

 

Des études scientifiques ont révélé récemment que l’on possédait deux cerveaux, l’un connu, dans notre boite crânienne, et l’autre dans les intestins, si si c’est vrai ! Je dirai alors que l’auteur a rédigé son opus

avec son deuxième cerveau et son « gore-tex » !

 

En effet, le décor est planté dès les premières pages : ça rote, ça chie, ça pète à tout va, rien que de produire ces mots me répugne ! C’est que je suis délicate Môa ! Et en plus ça fornique dans la plus pure bestialité, ça se vautre dans la fange et les odeurs fortes ! Pas de pornographie ni d’érotisme, derrière toutes ces paillardises, juste quelques bons remèdes contre l’amour ! L’incurie est pour moi rédhibitoire, surtout peuplée d’un microcosme sautillant et abondant ! Malgré quelques maladresses, au détour de nombreuses descriptions autant grivoises que grotesques, tant l’auteur semble s’être délecté d’un récit cathartique, l’on note quelques jolis effets de style qui m’ont bien fait marrer, étayé d’un vocabulaire parfois surprenant !

Il est vrai qu’une femme avertie en vaut deux, et que je m’étais mise en condition pour attaquer ma lecture, j’ai beaucoup ri, je le confesse, mais derrière toutes ces fesses, je n’ai trouvé que des cons ! Ce n’est pas l’empathie qui les étouffe, ils ne se préoccupent que des touffes, et des étrangers qu’ils bouffent.

Lui : cynique, trafique, lubrique, priapique, fornique, cannibalique...

Elle : barrique éthylique, névrotique, mycosique, colique, décortique, mastique...

Dans cette auberge, ô gerbe ! 

Les ingrédients des recettes sont fort particuliers, comme ceux de ce livre inclassable, drôle, et mordant.

 

À quelques descriptions crues, j’aurais parfois préféré de simples évocations, par exemple, au terme glaviot, j’aurais plus penché pour quelque humeur visqueuse ou gélatineuse et verdâtre. Je n’en aurais pas moins eu envie de vomir, la nausée ne m’ayant jamais quittée ! 

 

J’ai fini ma lecture par la 4e de couverture qui ne fait aucun mystère sur le sujet et me confirme l’idée que l’auteur a poussé le bouchon aussi loin qu’il a pu... devait être drôlement constipé ! 

 

 



26/09/2017
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