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NOTHOMB Amélie : Frappe-toi le cœur.

 

 

FRAPPE-TOI LE CŒUR

 

 

 

Notons que le verbe d’Amélie n’a pas retrouvé sa superbe d’antan… ce n’est que mon humble avis, quand un « Hygiène de l’assassin » ne trouvait aucune excuse à la prose des écrivains, de sa plume assassine elle préparait la suite.

 

Des œuvres qui allaient me laisser entre « Stupeur et tremblements », fascinée par une enfance et une jeunesse au Japon, née « Ni d’Ève ni d’Adam » : elle avait commencé à nous en parler entre « Métaphysique des tubes » et son « Sabotage amoureux »…

Au printemps, j’avais suivi l’hirondelle, pas celle qui le fait celle d’un « Journal… ». Fidèle j’étais, j’aimais son style « Acide (et) sulfurique » ; « Antechrista » m’avait fascinée puis laissée sur ma faim, pas comme la « Biographie de… » 

 

Je ne vais pas refaire sa bibliographie, ce serait un « Attentat », mais je l’ai délaissée par la suite, lassée de ses parutions systématiques de la rentrée, dont les pages se réduisaient, non le prix.

 

Elle a de nouveau frappé mon cœur, le sujet est grave, l’instinct maternel. Elle n’est pas mère. Elle n’a pas pu. Cela est lié à son vécu, son traumatisme d’adolescence, elle l’a dit sur les plateaux télé. Elle l’aurait étouffé, son enfant, l’aurait surprotégé.

Écueil non systématique des mères qui ont souffert et veulent éviter le pire en croyant qu’il faut enfermer les enfants dans une bulle et leur éviter la réalité extérieure. Asphyxie.

 

On le sait que certaines mamans ont besoin d’un temps, et même parfois d’apprendre, dans des lieux dédiés, à aller à la rencontre de leur bébé. Arrêtez de nous assommer d’idées reçues, l’image de l’attachement immédiat, la madone qui adore déjà le grumeau gluant qu’on lui pose sur son ventre et qui vagit en tentant de ramper jusqu’au sein. Oui, la nature étant bien faite, le nouveau-né a la vision juste adaptée à la distance sein-visage maman.

Mais parfois maman ne peut pas le voir. Son inconscient lui joue de vilains tours, quand parfois il lui a carrément occulté la grossesse des mois durant : surprenant, le déni de grossesse, et pourtant. Là n’est pas le sujet.

 

Ici, Amelie scrute et ausculte, la relation aux bébés, aux adolescents, devenus adultes. Trois dans l’histoire. Elle ne s’est pas privée. Les deux sexes. Choix du roi.

L’écrit répare son histoire. et quand elle nous rajoute un sentiment de jalousie entre une mère et son enfant, qu’elle y mêle un peu de psychologie masculine, et même de psychogénéalogie, là, je retrouve Amélie, et de nouveau je la lis.

 

Vous reprendrez bien un Pneu de Champagne ? (Tous ceux qui la lisent comprendront. )

 



11/10/2017
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